- #107 – 3 ans, ça se fête !
Merci, merci, merci!
Nadia BouriaJ’aurais voulu organiser une fête et rassembler tous les invités du podcasts et les auditeurs à venir échanger et boire le verre de l’amitié.
Je me suis malheureusement laissée débordée et m’y suis mis trop tard.
A la place, j’ai proposé à mon amie podcasteuse, Pamela Morinière, l’hôte de « Quelque chose à vous dire », le podcast des parents séparés (que je vous recommande chaudement ) de prendre le micro.
Elle a pris ma place et m’a posé des questions avec le ton chaleureux et pertinent que les fidèles de son podcast connaissait bien.
L’idée est de vous livrer un peu plus de moi et des coulisses du podcast.
C’est un épisode plus intimiste parce que 3 ans, ça se fête !
Pour tout vous dire, je ne pensais pas devenir accroc et avoir envie de vous retrouver toutes les semaines, plus toutes les deux semaines.
Alors longue vie à « La justice et moi » et encore merci à Pamela pour son amitié et merci à mes invités. Sans vous, ce podcast serait vachement moins intéressant.
Bonne écoute !
- #108 – Quel est le rôle de la conférence du jeune barreau de Bruxelles ?
« Il y a des cabinets aujourd’hui qui sont le résultat d’années de Conférence«
Audrey DespontinC’est le come-back de la Clinique juridique !
Beaucoup de justiciables hésitent à prendre contact avec un avocat : peur que cela coûte trop cher, peur de ne pas être compris, pris au piège, …
Pour permettre à ces personnes inquiètes ou défavorisées, la Conférence du jeune Barreau de Bruxelles organise une nouvelle fois la clinique juridique téléphonique :
Le 26 avril 2025, vous pourrez donc avoir au téléphone un avocat qui répondra à toutes vos questions dans tous les domaines du droit.
Et c’est entièrement gratuit !Pour en parler, j’ai tendu mon micro à Audrey Despontin, avocate et présidente de la Conférence du jeune barreau de Bruxelles.
Elle nous a d’ailleurs confié qu’elle était à la recherche d’avocats volontaires.Je relaie donc l’appel.
Nous avons également évoqué ensemble les missions de cette institution vieille de 190 ans qui rassemble des avocats :
- L’organisation de l’exercice de plaidoiries pour les avocats stagiaires ;
- La formation continue par l’organisation, entre autres, des Midis de la formation ;
- L’organisation d’événements
Un rôle totalement différent des conférences en France, mais plus proche de ce qui existe au Québec et en Suisse.
« La Conférence, ça crée des liens, ça soude », insiste Audrey, qui est intarissable sur le sujet. Une expérience qu’elle recommande à tous les jeunes et futurs avocats.
Bonne écoute !
note :
site de la Conférence du jeune barreau de Bruxelles : https://www.cjbb.be/
- #106 – Comment devient-on magistrat ?
« le stage m’a permis de reprendre contact avec le judiciaire «
Adrien FourrezComment devient-on magistrat en Belgique ?
Depuis bientôt trois ans, je vous partage des entretiens avec des magistrats qui racontent leur parcours et leur métier. Mais une question revient souvent : comment devient-on magistrat ?
En Belgique, c’est le Conseil supérieur de la Justice qui organise les épreuves de sélection. Trois voies permettent d’accéder à la magistrature :
✅ Le concours d’admission au stage judiciaire : accessible aux juristes avec au moins deux ans d’expérience, il ouvre la porte à un stage de deux ans.
✅ L’examen d’aptitude professionnelle : réservé aux juristes comptant quatre ans d’expérience.
✅ L’examen oral d’évaluation : destiné aux avocats expérimentés ayant au moins 20 ans d’expérience.
Pour mieux comprendre ces parcours, j’ai rencontré Adrien Fourrez, candidat magistrat au Tribunal de première instance du Luxembourg.
Bien qu’il ait une dizaine d’années d’expérience comme avocat et juriste en entreprise, il a choisi le concours d’admission au stage judiciaire pour acquérir l’expérience de terrain qui, selon lui, lui manquait.
Avec beaucoup d’enthousiasme, il nous raconte :
🔹 Les épreuves qu’il a passées (écrite, orale et test psychologique)
🔹 Son immersion sur le terrain lors du stage : parquet, police, prison… Une expérience qu’il considère comme une véritable plus-value.
Bonne écoute !
Note :
Pour suivre Adrien Fourrez : https://www.linkedin.com/in/adrien-fourrez-014b41a5/
- #105 Parents séparés : pourquoi les avocats belliqueux vous ruinent ?
« Vous allez vous épuiser, abimer vos enfants, vous n’obtiendrez pas un jugement satisfaisant
nadia Bouria
et surtout vous allez dépenser une fortune »Les avocats arrogants et agressifs vous ruinent !
Pas plus tard que la semaine dernière, j’ai été consultée par Sonia, maman de deux enfants.
Elle souhaite divorcer et refuse que le papa héberge leurs enfants, âgés de 6 et 9 ans.
Elle insiste :
« Je veux que vous défendiez mon dossier avec poigne », me dit-elle.
Elle cherche un avocat prêt à en faire voir de toutes les couleurs à son ex et à son avocat.
Et ma réponse est toujours la même : « Ce n’est pas ma manière de travailler. »
Pourquoi ?
- Le bien-être des enfants dépend en grande partie de la capacité des parents à maintenir ou recréer un dialogue constructif.
- 👉 Des parents qui se parlent = des enfants plus heureux !
- Si les avocats eux-mêmes ne sont pas capables de communiquer avec respect, comment les parties pourraient-elles y parvenir ?
- Des avocats qui collaborent permettent souvent de dégager des accords, lesquels peuvent ensuite être validés par le juge.
- 👉 Parvenir à un accord = moins d’honoraires à payer !
- Les juges n’aiment pas les « avocats roquets ».
- Comment peuvent-ils se concentrer sur l’essentiel si les débats sont pollués par des reproches, des piques, des cris ou des insultes ?
- Les juges sont saisis pour répondre à des questions précises concernant les enfants (autorité parentale, hébergement, pension alimentaire, etc.).
- 👉 Amener des discussions hors sujet ou polluer les débats peut nuire à votre dossier, même si vous avez raison.
- Un juge reste un être humain. Si l’audience est agressive ou chaotique, il peut ne pas être en mesure de suivre votre raisonnement.
- 👉 Perdre une affaire vous obligera à faire appel = encore plus d’honoraires à payer !
Je vous explique tout cela dans ce nouvel épisode.
Bonne écoute !
- Comment se déroule l’audition de l’enfant ?
“On l’a les yeux dans les yeux. On arrive à déceler si sa parole est vraie ou pas.”
Elisabeth Fontaine« Mon fils a 13 ans, il pourra dire au juge où il veut vivre. »
Une idée reçue que j’entends souvent chez les parents séparés.
Et pourtant, c’est archi-faux !
Un enfant ne décide jamais de son lieu de vie.
À partir de 10 ans, il est invité à être entendu par un juge, mais uniquement pour partager son vécu et ses ressentis dans un climat de confiance et de bienveillance.
Depuis mars 2024, une nouvelle loi permet même à l’enfant d’être accompagné par une personne de confiance, comme un·e psychologue.
Mais alors, à quoi sert l’audition de l’enfant si ce n’est pas lui qui choisit ?
Lors d’un entretien riche d’enseignements, Elisabeth Fontaine, juge de la famille au Tribunal de première instance du Brabant wallon, m’a répondu :
L’audition permet à l’enfant d’exprimer ses sentiments sans être placé au cœur du conflit parental.
Pour la magistrate, le rapport d’audition est un outil clé dans sa prise de décision, qui repose sur une analyse globale du dossier :
– Témoignages
– Attestations médicales
– Bulletins scolaires
– etc.
Et ne croyez pas qu’il est possible de manipuler l’enfant : le juge est capable de déceler si la parole de l’enfant est sincère ou sous influence.
Bonne écoute !
- Nouveau Départ ?
« Le droit évolue tellement vite qu’il me semble nécessaire de continuer… »
Nadia BouriaDans cet épisode de La Justice et Moi, je partage avec vous mes réflexions et décisions prises pour cette nouvelle année. ✨
Après une période de grande fatigue et un bilan sur mes priorités, j’ai décidé d’adopter un rythme plus équilibré pour le podcast : désormais, vous retrouverez un nouvel épisode toutes les deux semaines.
Je vous explique pourquoi ce choix était nécessaire, les coulisses de l’organisation du podcast, et ce que vous pouvez continuer à attendre : des épisodes solo sur des thématiques juridiques, des entretiens enrichissants avec des professionnels du droit, et bien sûr, des moments « bla bla » pour discuter à cœur ouvert.
Merci pour votre soutien et votre fidélité. Ensemble, continuons à rendre le droit accessible et à faire évoluer les échanges autour de la justice.
Bonne écoute et à dans deux semaines ! 🎧
- Bonnes fêtes !
« Il faut savoir lâcher prise »
Nadia BouriaIl est temps de dire stop !
Publier un épisode de mon podcast « La Justice et moi » chaque semaine est un vrai défi.
Avec une organisation quasi militaire, je jongle entre ce projet passion et mon activité d’avocate.
Mais en cette fin d’année, une période toujours chargée avec les audiences, les dernières conclusions, et les courriers de dernière minute, un grain de sable est venu enrayer la machine.
Je devais enregistrer un épisode solo sur une thématique juridique avant de partir en vacances.
Et je n’ai pas eu le temps de le boucler avant mon départ.
Mon plan B ? Emporter mon micro pour finaliser l’enregistrement sur place.
Et là, surprise… j’ai oublié mon matériel.
Pourquoi ? Parce que je suis fatiguée. Tout simplement.
Cette fatigue accumulée m’a rappelé qu’il faut parfois savoir lâcher prise. Alors, pour la première fois, il n’y aura pas d’épisode pendant les prochaines semaines.
Je vous raconte tout dans un épisode enregistré… depuis mon téléphone.
En attendant, je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année !
Prenez soin de vous et apprenez à écouter vos limites.
- Quel est le rôle du CSJ, le Conseil supérieur de la Justice ?
« Sans le Conseil supérieur de la justice, je ne serais pas magistrate»
Najat ArbibNajat a grandi à Liège, dans l’est de la Belgique, dans un quartier populaire.
Fille d’immigrés marocains, elle décide de faire des études de droit pour, dit-elle, «comprendre mes droits ».
Elle devient avocate mais n’imagine pas un seul instant qu’elle pourrait devenir magistrate.
Elle le dit elle-même : « J’étais pleine de préjugés. »
Après avoir travaillé au parquet comme juriste, elle découvre l’existence du Conseil supérieur de la justice (CSJ), une institution créée après le scandale de l’affaire Dutroux pour restaurer la confiance entre la justice et les citoyens.
Najat décide de tenter sa chance… et ça marche !
Depuis, elle est depuis devenue Vice-présidente du tribunal de première instance de Liège et membre du Conseil supérieur de la justice, auquel elle reconnaît un rôle essentiel dans l’humanisation de la justice.
Les missions du CSJ :
- Sélectionner et nommer les magistrats
- Contrôler la justice via des audits et des enquêtes
- Donner des avis, notamment sur des propositions de loi
- Traiter les plaintes des justiciables
Je vous invite à écouter cet entretien inspirant avec Najat Arbib. Il est fait pour vous, surtout si vous n’osez pas rêver grand à cause de vos croyances limitantes.
Bonne écoute !
- une juge engagée en faveur de la justice et des droits fondamentaux
la justice est asséchée et en devient par nature discriminante
Manuela Cadelli« On ne demande plus à la justice de faire du droit, mais de punir et d’exclure »
Cette phrase choc résume un constat : la justice, faute de moyens, devient discriminante.Mais cette situation n’est pas une fatalité, elle est le fruit d’une révolution, celle du néolibéralisme.
Ce n’est pas moi qui le dis, mais Manuela Cadelli, juge au tribunal de première instance de Namur, une magistrate engagée pour l’indépendance de la justice et les droits fondamentaux.
Je lui ai tendu mon micro pour évoquer ensemble :
- Le sous-financement de la justice, conséquence directe de la révolution néolibérale ;
- La digitalisation de la justice : une avancée positive, mais à condition que les outils soient efficaces et accessibles ;
- L’intelligence artificielle (IA), qui « ne peut pas marcher pour la justice » sans risquer son automatisation.
Manuela est une juge qui questionne profondément le monde dans lequel elle évolue.
Elle est d’ailleurs l’autrice de plusieurs ouvrages, dont La légitimité des élus & l’honneur des juges, dans lequel elle explore les relations entre le pouvoir politique et la justice depuis la Révolution française.
Je vous invite à écouter cet échange passionnant dans le nouvel épisode du podcast « La Justice et Moi ».
Bonne écoute !
- Parents séparés : si vous partagiez aussi la charge mentale?
« Madame préfère tout gérer quitte à être épuisée, plutôt que de continuer à assister Monsieur, qui lui n’a pas l’idée ou qui n’a tout simplement pas envie d’en faire plus ».
Nadia BouriaPourquoi charge mentale, séparation et hébergement égalitaire ne font-ils pas bon ménage ?
Je ne vous présente plus la charge mentale.
Selon le dictionnaire Larousse, il s’agit « d’un poids psychologique que fait peser (plus particulièrement sur les femmes) la gestion des tâches domestiques et éducatives, engendrant une fatigue physique et, surtout, psychique. »
Que se passe-t-il lorsqu’une femme, déjà submergée par la charge mentale, se sépare de son compagnon ?
Elle s’épuise encore plus si son ex-compagnon ne l’aide pas, ne prend pas en charge les enfants totalement lorsqu’ils ont chez lui.
Il existe encore de nombreux pères qui sont « assistés » par leur ex-compagne dans la gestion des enfants.
Cette situation conduit centaines femmes à s’opposer parfois de façon virulente à l’élargissement de l’hébergement des enfants chez le père pour cette raison.
C’est la thématique que j’aborde dans l’épisode d’aujourd’hui du podcast « La Justice et moi ».
Bonne écoute !