« Le fil conducteur de notre intervention est l’intérêt de l’enfant »
Delphine Louterman, assitante de justice à bruxelles
Caroline, 38 ans, n’a pas confiance en François, 40 ans.
Ils ont été mariés pendant 12 ans et ont un petit garçon de 9 ans. Leur séparation est marquée par l’absence de communication et les reproches mutuels.
Caroline est persuadée que l’hébergement du petit Tiago se passe mal chez son papa.
Finalement, le juge ordonne une étude sociale.
Késako ?
François est paniqué : « Je n’ai aucune envie d’être fliqué chez moi ».
Une étude sociale n’a rien à voir avec une enquête de police.
L’étude sociale est confiée à la maison de justice et est menée par un assistant de justice.
Son rôle est de :
- Rencontrer les deux parents à la maison de justice ;
- Rencontrer les enfants dans leurs lieux de vie, chez papa et chez maman ;
- Récolter et objectiver les difficultés, demandes et griefs du parent à l’égard de l’autre ;
- Répercuter les craintes des uns et des autres via le basculement d’information ;
- Rédiger un rapport destiné au juge ;
Pour mieux comprendre comment est menée cette étude sociale, j’ai tendu mon micro à Delphine Louterman, assistante de justice à la Maison de la justice de Bruxelles.
L’assistant de justice ne juge pas, ne critique pas, mais essaie de rassembler toutes les informations qui permettront au juge d’avoir une photographie la plus précise possible de la dynamique de l’équipe parentale.
C’est un épisode très pratique de “La Justice et moi” que je vous invite à écouter, en particulier si vous êtes concerné(e).
Bonne écoute !